1-stmichel

Chaque jour une pensée du fondateur des Religieux de Bétharram 

Bio de St Michel Garicoïts

3 AVRIL

On m’a dit que vous vous ennuyiez à Lasseube et que vous songiez à revenir à Lestelle. (…) Vous vous ennuyiez ! Mais vous n’êtes plus petite ; il faut vous guérir du mal du pays. Peut-être que vous craignez de ne pas faire votre salut à Lasseube ! Mais vous n’êtes pas au fond des Indes, ni dans une prison, comme Joseph, ni au milieu des lions, comme Perpétue et Félicité… Je crains une piété qui a besoin, pour se soutenir, de tels pays, de telles personnes ; c’est la piété d’une enfant ; la vôtre doit être celle d’une femme forte, propre à faire de nouveaux progrès, jusque dans la privation de tout secours terrestre… Apprenez donc, en faisant moins, à faire plus ; supportez les petites privations avec le mérite des plus grands sacrifices. Il y a des personnes qui s’attachent aux consolations de la piété, au lieu de s’attacher à la solide piété ; c’est une illusion : j’espère qu’elle ne sera pas la vôtre. 

(St Michel Garicoïts à une demoiselle, lettre 11, 1834)

2 AVRIL

"Dans la crise, mon bon pasteur a rendu la force à mon âme… Quelles que soient les épreuves par lesquelles j’aurai encore à passer, je saurai y trouver force et même consolation" … Voilà les sentiments que je vous souhaite à la vie et à la mort (…), éclater en reconnaissance, vous écrier sans cesse : "Dieu est mon pasteur, rien ne me manque... Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu, son Sauveur. Je ne crains rien, Jésus est avec moi"… Je vous ai déjà dit à peu près tout cela ; mais comment cesser de répéter ce qu’il vous importe tant de ne jamais perdre de vue ?... Continuez à répondre fidèlement, de plus en plus, aux inspirations du Saint-Esprit, sans écouter les suggestions du malin esprit ; et, croyez-moi, les tentations mêmes contribueront à vos succès, à vos victoires.

(Saint Michel Garicoïts à une religieuse, lettre 61, 1849)


1er AVRIL

Je réponds à ce que vous me dites de la peine que vous éprouvez, d’être détournée, souvent privée d’une partie de vos exercices de piété, en raison des occupations du ménage, ou des visites, ou des soins à prendre de vos bons parents. À tout cela disons oui, et soyons contents. Dites-le bien aussi dans les moments de sécheresse, de peines et de misères, quelles qu’elles soient, et dans les tentations ; contentez-vous de jeter un regard de confiance et d’amour sur le Cœur de Jésus, sans les regarder ni les combattre directement. Enfin, modérez et calmez même les désirs de la perfection, et que, dans votre cœur tendrement uni au Cœur de notre bon Maître, tout soit calme et paisible. C’est bien alors que vous goûterez et que vous direz qu’il est bon… "C’est le Seigneur qui me conduit, rien ne me manquera." 

(St Michel Garicoïts à une laïque, lettre 4, 1829)


31 MARS

J’en suis convaincu, vous êtes ou Dieu vous veut… Profitez de votre bonheur, en remplissant tout doucement les devoirs de votre petit cercle, en soignant mieux que par le passé votre petite santé et surtout en avançant dans une vie de foi, de confiance sans bornes et d’amour. Mais ne revenez plus à votre manie de vous cacher sous prétexte de ressembler à un séraphin : quand le bon Dieu voudra vous cacher davantage, il saura vous conduire à une plus grande solitude. Ne demandez plus, ne désirez plus que ce que le Bon Dieu voudra. Bornez-vous à vous disposer à tout ce qu’il voudra, et puis vous vous soumettrez à tout ce qu’il fera, ni plus ni moins, et je vous promets que vous serez heureuse et que vous contribuerez à rendre les autres heureux. 

(Saint Michel Garicoïts à une religieuse, lettre 69, 1850)


30 MARS

Je suis bien portant, moi, mais notre Communauté a été bien affligée par la fièvre typhoïde, qui nous a enlevé un prêtre, un étudiant en théologie, deux frères et deux élèves. Nous avons été obligés de renvoyer tous nos chers enfants au moins pour un mois. Les malades qui nous restent vont bien maintenant et nous n’avons pas de nouveau cas. Priez le bon Dieu qu’il nous délivre de ce fléau et qu’il nous bénisse.

Vous voulez savoir où nous en sommes avec ces années ? Grâce à la divine Providence, jusqu’à présent, nous n’avons manqué de rien ; mais je vous l’avouerai franchement, j’ai redouté beaucoup cette année-ci. Que Dieu me le pardonne, si je l’ai offensé par cette crainte qui m’a trop préoccupé, je pense.… Aidez-nous à remercier le bon Dieu et Notre-Dame de tout le bien qu’ils nous font. 

(St Michel Garicoïts à une religieuse, lettre 135, 1857).